Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Les Randonneurs Ovillois
  • Les Randonneurs Ovillois
  • : Blog officiel de l'Association "Les Randonneurs Ovillois"
  • Contact

A vos plumes !

Proposez vos articles par email à l'adresse lesrandonneursovillois@gmail.com

Rechercher

Contact

Pour contacter l'association, écrivez à :  lesrandonneursovillois@gmail.com
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 20:34
Le vieux Carrières et ses bords de Seine, promenades dominicales des habitants locauxLe vieux Carrières et ses bords de Seine, promenades dominicales des habitants locaux

Le vieux Carrières et ses bords de Seine, promenades dominicales des habitants locaux

13 randonneurs quittent la gare de Houilles-Carrières à partir de 9 H 30, bien décidés à commencer la nouvelle année "bon pied bon œil". La météo n'est pas très pessimiste pour cette journée, et chacun sait que la pluie nous surprendra dans l'après-midi et même avant.

La Maison Fournaise et son muséeLa Maison Fournaise et son musée

La Maison Fournaise et son musée

Après avoir longé les bords de Seine de Carrières à Chatou, le groupe rejoint l’île des Impressionnistes par le pont de Chatou. Ce circuit est connu des animateurs ovillois qui pourraient l'animer les yeux fermés, mais attention aux racines sur les bords de Seine...

Les premiers tableaux de Pierre-Auguste Renoir sont atteints, dont "le Déjeuner des Canotiers" que le peintre étudia d'avril à juillet 1881, lors de multiples séjours sur l’île et son fameux restaurant à la mode depuis que le chemin de fer fait venir le Tout Paris rapidement sur place.

Parmi toutes ces illustres figures, Pierre-Auguste Renoir est un hôte régulier du restaurant de 1868 à 1884. "J'étais toujours fourré chez Fournaise, j'y trouvais autant de superbes filles à peindre que je pouvais en désirer."
En 1880, il écrit à un ami : "Je suis revenu à Chatou à cause de mon tableau. Vous serez bien gentil de venir déjeuner. Vous ne regretterez pas votre voyage, c'est l'endroit le plus joli des alentours de Paris ».

Les mots du maître sont toujours d'actualité.

"Le Déjeuner des Canotiers" de Pierre-Auguste Renoir réalisé en 1881

"Le Déjeuner des Canotiers" de Pierre-Auguste Renoir réalisé en 1881

Notre groupe continue sa progression sur l’île des Impressionnistes et la pluie commençant à montrer le bout de ses gouttes, les randonneurs s'équipent de leurs capes, à l'abri du pont de Chatou. Puis, direction les prochains tableaux du maître : Le Pont de chemin de fer à Chatou, sur la rive opposée de l'île.

Le "Pont de chemin de fer à Chatou" ou "Les Marronniers roses" de  Pierre Auguste Renoir.

Le "Pont de chemin de fer à Chatou" ou "Les Marronniers roses" de Pierre Auguste Renoir.

A noter le décor presque qu'inchangé du tableau du maître, réalisé en 1881. Le pont et la voie ferrée font toujours partie du décor.

"Les Bains de la Grenouillère" par Claude Monet (à droite par Pierre-Auguste Renoir, la même année). Le camenbert a échoué..."Les Bains de la Grenouillère" par Claude Monet (à droite par Pierre-Auguste Renoir, la même année). Le camenbert a échoué..."Les Bains de la Grenouillère" par Claude Monet (à droite par Pierre-Auguste Renoir, la même année). Le camenbert a échoué...

"Les Bains de la Grenouillère" par Claude Monet (à droite par Pierre-Auguste Renoir, la même année). Le camenbert a échoué...

La Grenouillère est alors un célèbre établissement de canotage, de bain, de bal et de restauration installé sur l’île de la Chaussée à Croissy-sur-Seine , et qui fonctionna de 1850 à 1930.

Notre repas est pris à deux pas du pont de Bougival, dans le parc municipal. La pluie refait son apparition et perturbe le petit pot de début d'année offert aux randonneurs.

A notre grande surprise le tableau " Le Pont de Bougival" de Claude Monet, réalisé en 1869-70, a disparu. Heureusement l'original était encore, aux dernières nouvelles, à la Galerie des Arts de Manchester.

En 1869, installé au hameau Saint-Michel à Bougival, Claude Monet choisit de représenter le pont , inauguré le 7 novembre 1858, et qui enjambait la Seine et reliait l’île de Croissy à Bougival. Globalement l'endroit n'a pas beaucoup changé. Le pont par contre a été remplacé.

Le tableau de Berthe Morisot "Bords de Seine" est visible, tout près du pont de Bougival, actuellement baptisé Pont du Maréchal de Lattre de Tassigny. L'artiste impressionniste réalisa son œuvre en 1883 lors de séjours à Bougival.

Bords de Seine par Berthe Morisot 1884 et l'ancien pont de BougivalBords de Seine par Berthe Morisot 1884 et l'ancien pont de Bougival

Bords de Seine par Berthe Morisot 1884 et l'ancien pont de Bougival

La Machine de Marly en 1730 par P. D. Martin et en 1830. A droite une image de synthèse représentant la machineLa Machine de Marly en 1730 par P. D. Martin et en 1830. A droite une image de synthèse représentant la machineLa Machine de Marly en 1730 par P. D. Martin et en 1830. A droite une image de synthèse représentant la machine

La Machine de Marly en 1730 par P. D. Martin et en 1830. A droite une image de synthèse représentant la machine

Le circuit Renoir, le 3 janvier 2016, une grande randonnée de début d'année

La Machine de Marly : ou comment remonter un énorme volume d'eau sur 163 mètres de dénivelé (positif) sur un parcours de 800 mètres de longueur ?

Le machine de Marly est un gigantesque dispositif de pompage des eaux de la Seine construit sous le règne de Louis XIV à Bougival. Elle est l'œuvre du mécanicien et maître charpentier liégois Rennequin. Elle était destinée à alimenter en eau les jardins du château de Marly et le parc de Versailles et comprenait 14 roues hydrauliques (XIV le chiffre de Louis) de 12 mètres de diamètre installées sur la Seine.

Construite entre 1681 et 1684 par 1800 ouvriers, elle s'inspirait des machines d'exhaure (extraction de l'eau dans les mines) de Liège et du Harz.

Le 13 juin 1684, le roi Louis XIV assista à la mise en marche de la machine de Marly.

Elle fonctionna 133 ans avant d'être remplacée en 1811 par la machine provisoire de Cécile et Martin. En 1817, elle ne montait plus que 200 mètres cubes d'eau par jour...

"Ce mécanisme unique et dispendieux
Devait par sa nature éblouir tous les yeux […]
La science hydraulique éta
it à son enfance ;
Le progrès qu’elle a fait jusqu’à nous est immense.”
Ch. Véron

Au tout début de son utilisation, la machine montait 1.500 à 1.800 mètres cubes d'eau par jour, mais elle perdit vite de son débit par l'usure de ses joints en cuir sous pression et de sa structure constituée à 90 % de bois.

1827, la machine est complétée par une chaudière à vapeur. construite par l'architecte François-Charles Cécile et l'ingénieur mécanicien Louis Martin.

En 1859, cette troisième machine, hydraulique, est conçue par Xavier Dufrayer, Directeur des Services des Eaux, améliorant le débit par de l'air comprimé. La machine peut monter 20.000 mètres cubes d'eau par jour. Pour faire face aux besoins croissants en eau, on modernise la machine de Xavier Dufrayer, puis en 1967, la machine est détruite. En 1968, elle est remplacée par des pompes électriques installée dans le bâtiment Charles V qui existe encore.

Aujourd’hui, seuls quelques bâtiments de la machine subsistent : le pavillon Charles X, pour le pompage, un petit édicule au milieu de la Seine (voir photographie jointe) et quelques logements d’habitation pour le personnel de la SEVESC.

Pour info un document technique intéressant sur l'historique de la machine : http://www.cvsq.fr/Historique/machine%20de%20Marly.pdf

"Barrage de la Machine de Marly" par Alfred Sisley, 1876 et les vestiges actuels de la Machine de Dufrayer"Barrage de la Machine de Marly" par Alfred Sisley, 1876 et les vestiges actuels de la Machine de Dufrayer

"Barrage de la Machine de Marly" par Alfred Sisley, 1876 et les vestiges actuels de la Machine de Dufrayer

Ce petit édifice, en images ci-dessus est construit au milieu de la Seine, servait à remiser les « aiguilles », lattes de bois de 3,20 mètres de longueur, posées les unes à côté des autres qui régulent le débit de la Seine. Au début du XXe siècle, la machine devenue inutile, est transformée en centrale électrique qui fonctionne jusqu'en 1968, date à laquelle elle est démolie.

Marly-la-Machine Dufrayer vers 1859, d'après Emile Bourdelin. A remarquer le pavillon Charles V à droite

Marly-la-Machine Dufrayer vers 1859, d'après Emile Bourdelin. A remarquer le pavillon Charles V à droite

La machine de Marly, le pavillon Charles V (1825) abritant actuellement les pompes électriques et le début des canalisationsLa machine de Marly, le pavillon Charles V (1825) abritant actuellement les pompes électriques et le début des canalisationsLa machine de Marly, le pavillon Charles V (1825) abritant actuellement les pompes électriques et le début des canalisations

La machine de Marly, le pavillon Charles V (1825) abritant actuellement les pompes électriques et le début des canalisations

Les pentes de la Machine de Marly étant fermées au public, notre groupe fait demi-tour. Nos podomètres affichent 10 kilomètres 500 et la moitié du parcours est atteint.

Les randonneurs retrouvent le pont de Bougival, mais reviennent par les bords de Seine côté Croissy-sur-Seine, toujours classés parcours des peintres impressionnistes.

Sont parcourus les Berges de la Prairie, de la Grenouillère, puis les quais du Nymphée et Charles de Gaulle à Carrières-sur-Seine.

"Carrières-Saint-Denis" par Claude Monet (1872) devenu Carrières-sur-Seine en 1905, année même où Maurice de Vlaminck peignit "Le Village" "Carrières-Saint-Denis" par Claude Monet (1872) devenu Carrières-sur-Seine en 1905, année même où Maurice de Vlaminck peignit "Le Village" "Carrières-Saint-Denis" par Claude Monet (1872) devenu Carrières-sur-Seine en 1905, année même où Maurice de Vlaminck peignit "Le Village"

"Carrières-Saint-Denis" par Claude Monet (1872) devenu Carrières-sur-Seine en 1905, année même où Maurice de Vlaminck peignit "Le Village"

Le moulin de Carrières
Le moulin de Carrières

Le tableau de Claude Monet, visible au musée d'Orsay à Paris, fut peint par l'artiste sur la Seine, depuis son bateau atelier. Sur ce tableau on peut apercevoir le clocher de l'église de Carrières et les vestiges de l'abbaye.

Le paysage n'a encore une fois pas trop changé !

Michel, notre deuxième animateur, propose au groupe de randonneurs un petit circuit qui traverse le vieux Carrières, passant par l'ancien moulin avant de rejoindre la gare de Houilles-Carrières-sur-Seine, notre point de départ. La boucle est ...bouclée. Nos podomètres affichent 20 kilomètres 500; nos vêtements et nos sacs à dos vont pouvoir se mettre au sec.

Les randonnistes impressionneurs du jour

Les randonnistes impressionneurs du jour

Merci aux courageux randonneurs qui connaissaient les mauvaises prévisions météorologiques du jour, à Jean-Claude, qui m'a rafraîchi la mémoire sur les astuces du parcours et à Michel pour sa bonne connaissance de la Ville de Carrières-sur-Seine.

Jean-Pierre

Partager cet article

Repost 0
Published by Les Randonneurs Ovillois
commenter cet article

commentaires