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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 15:47
Le circuit du jour : à noter, la randonnée s'est prolongée l'après-midi

Le circuit du jour : à noter, la randonnée s'est prolongée l'après-midi

Henri IV « Le premier maçon du royaume »

Dimanche 23 avril 2017- 9 h 30 : les 33 randonneurs ovillois et parisiens se rassemblent devant la fontaine des Innocents, en fait place Joachim-du-Bellay.

La place Joachim-du-Bellay a bien changé depuis des siècles. Ce lieu a été longtemps un cimetière

  Cette place occupe l'emplacement de l'ancien cimetière des Innocents, le principal cimetière à l'intérieur de la ville de Paris, du Moyen-Age jusqu'à la fin du XVIIème siècle.

 

Revenons à l'époque d'Henri IV, comment se présente cette place ?

 

A noter la fontaine des Innocents placée à l'angle de la rue Berger et la rue Saint-Denis à l'époque d'Henri III, son prédécesseur.

 

 

 

 

Les Halles longent la rue Saint-Honoré jusqu'à la rue de la Ferronnerie.

Quand Henri IV entre à Paris, le 22 mars1594, la ville est sans doute la plus grande d'Europe occidentale avec 300.000 habitants sur 600 hectares. Mais elle a conservé son caractère médiéval, avec ses rues insalubres et surpeuplées, d'où émergent les tours de Notre-Dame, les nombreux clochers et les tours des enceintes, de la Bastille au Louvre.

Secondé par le surintendant des Bâtiments Jean de Fourcy et le Grand Voyer de France Sully, Henri IV eut, le premier, la vision d'une ville au maillage régulier, aux rues bien ordonnées, réconciliée avec un fleuve que les parisiens ne pouvaient même plus voir, tant les ponts étaient encombrés de maisons.

Paris entame sa première mue. Malherbe pourra écrire à Peiresc en octobre 1608 :

"si vous revenez à Paris d'ici à deux ans, vous ne le connoistrez plus"

Plan de Paris en 1615 :1 -Le palais des Tuileries, 1564 à 1567, construit par Catherine de Médicis, épouse d'Henri III,  2 - L'ancienne forteresse du Louvre, sur l'enceinte Philippe-Auguste,  3 - L'enceinte de Charles V (fin du XIVème siècle),  4 - La Bastille de Charles V (fin du XIVème siècle)  5 - La tour du Temple (XIIIème siècle),  6 - La grande galerie du bord de l'eau, construit sous le règne d'Henri IV)  7 - L'hôpital des Quinze-Vingts, construit pour les aveugles par Saint-Louis au retour de la croisade (XIIIème siècle), depuis réimplanté près de la Bastille,  8 - Le Pont-Neuf et la statue d'Henri IV, face la la place Dauphine,  9 - La place Royale, aujourd'hui place des Vosges, construite sous le règne d'Henri IV,  10 - L'Hôtel de Ville, construit par François Miron,sous le règne d'Henri IV,  12 - L'îlot des lapins, sur le point d'être loti sous le nom d'île Saint-Louis,  13 - L'église Saint-Geneviève (XIIème siècle), située dans l'enceinte de Philippe-Auguste, au coeur du Quartier lapin,  14 - L'abbaye de Saint-Germain-des-Près,  15 - Le donjon de Vincennes, construit par Charles V (XIVème siècle).

Plan de Paris en 1615 :1 -Le palais des Tuileries, 1564 à 1567, construit par Catherine de Médicis, épouse d'Henri III, 2 - L'ancienne forteresse du Louvre, sur l'enceinte Philippe-Auguste, 3 - L'enceinte de Charles V (fin du XIVème siècle), 4 - La Bastille de Charles V (fin du XIVème siècle) 5 - La tour du Temple (XIIIème siècle), 6 - La grande galerie du bord de l'eau, construit sous le règne d'Henri IV) 7 - L'hôpital des Quinze-Vingts, construit pour les aveugles par Saint-Louis au retour de la croisade (XIIIème siècle), depuis réimplanté près de la Bastille, 8 - Le Pont-Neuf et la statue d'Henri IV, face la la place Dauphine, 9 - La place Royale, aujourd'hui place des Vosges, construite sous le règne d'Henri IV, 10 - L'Hôtel de Ville, construit par François Miron,sous le règne d'Henri IV, 12 - L'îlot des lapins, sur le point d'être loti sous le nom d'île Saint-Louis, 13 - L'église Saint-Geneviève (XIIème siècle), située dans l'enceinte de Philippe-Auguste, au coeur du Quartier lapin, 14 - L'abbaye de Saint-Germain-des-Près, 15 - Le donjon de Vincennes, construit par Charles V (XIVème siècle).

La randonnée commence malheureusement par la fin de règne d'Henri IV, puisque les participants s'arrêtent, après quelques dizaines de mètres parcourus, devant le lieu et la plaque commémorant l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, par François Ravaillac.

Ce dernier profitera d'un encombrement de la rue de la Ferronnerie par une charrette de foin pour assassiner le roi de deux coups de couteau. Le deuxième sera fatal pour le monarque.

Le début de la randonnée, au départ de la fontaine des Innocents, place Joachim du Bellay

Le début de la randonnée, au départ de la fontaine des Innocents, place Joachim du Bellay

Après cet arrêt au 8, rue de la Ferronnerie, les randonneurs vont remonter le trajet emprunté par le carrosse du roi jusqu'au Louvre.

Lors de son assassinat, le roi se dirigeait vers la résidence de son ami Sully située dans la quartier de l'Arsenal, à l'est de Paris.

Avant d'être mortellement blessé. Henri IV, passait quelques minutes avant son assassinat devant la Croix-du-Trahoir, où une potence fut longtemps dressée, laissant son nom sinistre à la rue de "l'arbre sec". Quand à la fontaine, elle fut commandée par François 1er à Jean Goujon, en 1529. Henri IV et le prévôt des marchands, François Miron la rénovèrent en 1606.

La fontaine de la Croix du Trahoir, Saint-Germain-l'Auxerrois, la façade du Louvre et sa Cour CarréeLa fontaine de la Croix du Trahoir, Saint-Germain-l'Auxerrois, la façade du Louvre et sa Cour CarréeLa fontaine de la Croix du Trahoir, Saint-Germain-l'Auxerrois, la façade du Louvre et sa Cour Carrée

La fontaine de la Croix du Trahoir, Saint-Germain-l'Auxerrois, la façade du Louvre et sa Cour Carrée

Les randonneurs empruntent la rue Saint-Honoré, la rue de l'Arbre Sec, la rue des Prêtres Saint-Germain-l'Auxerrois, afin d'arriver dans la Cour Carrée qui n'existait pas à l'époque du bon roi Henri. La grande galerie du bord de l'eau fut construite durant l'époque d'Henri IV.

La grande galerie du bord de l'eau, construite sous Henri IV, en haut et à droite

Le bon roi Henry, en fait, le roi, d'abord Henri III de Navarre, avant d'être sacré Henri IV à Chartres, et non à Reims, fut impopulaire durant une bonne partie de sa vie, ayant changé 6 fois de religion. Grand marcheur, le "Vert Galant" aimait les femmes. On lui dénombre au moins 73 maitresses dont une des plus belle femmes du royaume : Gabrielle d'Estrée, avec qui il eut 3 enfants reconnus.(On attribue au roi, durant sa vie, 22 enfants légitimes ou non reconnus).

Le groupe profite de sa traversée de la Seine sur la passerelle des Arts pour admirer la magnifique vue sur le Pont Neuf et l'ile de la Cité.

 

Le Pont-Neuf, le Vert Galant au centre et l'Ile de la Cité au deuxième plan.

 

Le Pont Neuf  :

Débuté sous Henri III, le pont Neuf ou le Pont Neuf est achevé à la mi 1606, enjambant deux îlots qui avaient été réunis pour faciliter sa construction. Sous l’Ancien Régime et jusqu’à la Révolution, au centre d’un nouveau quartier à la mode, ce « pont-promenade », dégagé de maisons, est une véritable attraction. Le marché quotidien de fruits et légumes, les vendeurs de « brimborions »*, les libraires et les montreurs de singes font de ce passage un lieu incontournable où résonnent processions et tabarinades *. Fin XVIIIe, Soufflot installe des boutiques de pierres dans les demi-lunes pour pallier l’air misérable d’un pont déjà parasité par les baraques accrochées tout le long des ses parapets. Et quand une pile finit par éclater, d’immenses travaux doivent être menés pendant des années, à partir de 1885. Les moulins arrimés à chaque anse seront supprimés. Quant aux splendides 381 mascarons* de Germain Pilon, en ruine, ils seront remplacés par des copies. On peut admirer certains originaux au musée Carnavalet.

Le pont-Neuf était un pont où les charrettes pouvaient se croiser dans problème.

Enfin, Le pont Neuf est, comme tous les parisiens le savent, le plus vieux pont de Paris

* Brimborions : babioles, objets sans valeurs,

* Tabarinades : farces grossières de troupes itinérantes.

* Mascarons du pont Neuf : têtes de divinités forestières ou champêtres de la mythologie antique.

Le pont Neuf et le Vert Galant au second plan  Détails des mascarons du pont  La Statue d'Henri IVLe pont Neuf et le Vert Galant au second plan  Détails des mascarons du pont  La Statue d'Henri IVLe pont Neuf et le Vert Galant au second plan  Détails des mascarons du pont  La Statue d'Henri IV

Le pont Neuf et le Vert Galant au second plan Détails des mascarons du pont La Statue d'Henri IV

La Statue d'Henri IV du pont Neuf et ses péripéties : 

Embarquée à Livourne en 1613, la statue équestre commandée par Marie de Médicis à Jean de Bologne et achevée, à la mort de ce dernier, par son élève Pietro Tacca, arrive péniblement par la Seine après un naufrage devant les côtes de Sardaigne.
Inauguré en présence du petit Louis XIII, le 23 août 1614, « le colosse du grand roi Henry » n’est achevé qu’en 1618, lorsque quatre captifs sculptés par Bordoni sont disposés aux angles du socle édifié par Franqueville. Sur les bas-reliefs,
des allégories idylliques du souverain le montrent donnant du pain aux habitants affamés. La statue est abattue en 1792, et François-Frédéric Lemot redonne vit au bronze en 1818 à la faveur de la légende dorée du bon roi Henri. Déjà, le 3 mai 1814, le cortège de Louis XVIII avait fait halte sur le Pont-Neuf, devant un plâtre de son ancêtre. Sur le socle, on pouvait lire : « Le retour de Louis fait revivre Henri. » La première statue équestre de Paris annonçait ainsi la déification du souverain par les artistes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les randonneurs, après avoir traversé le pont Neuf, s'être arrêtés devant la statue d'Henri IV, s'engagent vers la place Dauphine, datant de l'époque du roi Henry.

Cette place, de forme triangulaire a vu son tracé modifié depuis,

 

Le pont Neuf aussitôt construit allait bientôt créer un nouveau quartier. On confia à Achille de Harlay, président à mortier du parlement de Paris*, en récompense de ses loyaux services pendant la Ligue, les terrains de la pointe occidentale, à charge pour lui de construire une place conforme au plan imposé par le roi et le Grand Voyer Sully : un « promenoir » entouré de maisons « d’un même ordre », comprenant deux étages, dont les trumeaux seraient décorés de tables de pierre se détachant sur la brique, et dont les arcades du rez-de-chaussée abriteraient les boutiques. Malgré un démarrage tardif, le succès est au rendez-vous : proche du Louvre, la place Dauphine devint une place de change et de bourse, attirant orfèvres, lunetiers et graveurs. En 1607, le roi fit percer sur la rive gauche une rue dite Dauphine, également en l’honneur du dauphin né en 1601. Les maisons, bien ordonnancées autour d’une rue large prolongeaient ainsi l’harmonie de la place.

* Président à mortier : charge vénale de l'ancien régime concernant les magistrats des hautes juridictions (les parlements). Leur nom provient de leur bonnet à haute calotte.

Le pont Neuf et son implantation  La place Dauphine, à l'époque

Le pont Neuf et son implantation La place Dauphine, à l'époque

Les randonneurs s'acheminent le long de la rive droite de l'Ile de la Cité, jusqu'au marché aux fleurs, l'Hôtel-Dieu, qui à l'époque du roi Henry n'occupait pas cet endroit.

L'ancien hôpital de l'Hôtel-Dieu L'Hôtel-Dieu reconstruit en haut et à droite, l'Hôtel-Dieu à l'époque d'Henri IVL'ancien hôpital de l'Hôtel-Dieu L'Hôtel-Dieu reconstruit en haut et à droite, l'Hôtel-Dieu à l'époque d'Henri IV
L'ancien hôpital de l'Hôtel-Dieu L'Hôtel-Dieu reconstruit en haut et à droite, l'Hôtel-Dieu à l'époque d'Henri IV

L'ancien hôpital de l'Hôtel-Dieu L'Hôtel-Dieu reconstruit en haut et à droite, l'Hôtel-Dieu à l'époque d'Henri IV

Les randonneurs longent la façade nord de la cathédrale Notre-Dame de Paris avant d'accéder sur l'Ile-Saint-Louis par le pont éponyme.

 

A l'époque de roi, l'ile Saint-Louis est constituée de deux îles (île Notre-Dame et île aux Vaches réunies plus tard à la fin du XVIIème)

 

L'île aux Vaches, en haut de la gravure n'est pas encore habitée.

 

 

Plan de Vassalieu en 1609 ci-contre

 

 

 

Le quai de Bourbon de l'Ile Saint-Louis est parcouru, avec une halte devant la dernière demeure parisienne et atelier de Camille Claudel avant son internement en 1914.

Le pont de Sully est traversé, le boulevard Henri IV atteint n ce qui faut entrer le groupe dans le quartier du Marais.

 

Les hôtels historiques du Marais ne représentaient pas l’habitat parisien de l’époque. C’est l’empreinte d’un style naissant qui nous est donnée à voir en héritage par les plus grands architectes de l’époque

Un secteur du Marais en 1550 avant la construction de la place royale, l'hôtel des Tournelles. A remarquer au fond, l'enceinte Charles X et la Bastille.

Un secteur du Marais en 1550 avant la construction de la place royale, l'hôtel des Tournelles. A remarquer au fond, l'enceinte Charles X et la Bastille.

Le Pavillon du Roi, en haut et la place des Vosges ancienne place Royale, en bas
Le Pavillon du Roi, en haut et la place des Vosges ancienne place Royale, en bas

Le Pavillon du Roi, en haut et la place des Vosges ancienne place Royale, en bas

La place des Vosges, ancienne place Royale :

L'ancienne place Royale de Paris, rebaptisée place des Vosges en1800, est une place faisant partie des 3ème, au nord et 4ème arrondissements, toute la partie centre et sud.

Conçue par Louis Métezeau et Jacques II Andruet du Cerceau, les deux architectes habituels d'Henri IV, elle est la « sœur » de la place Ducale de Charleville-Mézières. C'est la place la plus ancienne de Paris, juste avant la place Dauphine. Elle fait l'objet  d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 octobre 1954.

Prévu, au départ, pour accueillir une manufacture destinée à faire concurrence aux soieries milanaises - projet qui fit long feu - la place fut transformée en 1605, en lotissement pour les plus hauts dignitaires de la noblesse d’épée ou de robe.les deux architectes habituels d’Henri IV, en dessinèrent les pavillons composés de quatre arcades au rez-de-chaussée, de deux étages percés de quatre fenêtres chacun, d’un grand toit d’ardoise percé de mansardes et d'oeils-de-boeuf. Les façades blanche et rose, mêlées aux entablements et chaînages de pierre chapeautées d’ardoises bleutées constituent, indéniablement, l’originalité de cette architecture colorée, mais souvent différenciée. En effet, la polychromie de la place des Vosges révèle en réalité des constructions de moellon recouvert d’un enduit imitant la couleur de la brique. La brique est en revanche bien présente sur le pavillon du roi et, en face, sur celui de la reine, dont les arcades sont toutes deux plus élevées, afin de laisser passer les carrosses venant de la rue de Birague, et en face, de la rue de Béarn.

 

 

Passage par le splendide hôtel Sully, construit après la mort d'Henri IV.

L'Hôtel de Sully, ses spendides façade et son jardin
L'Hôtel de Sully, ses spendides façade et son jardin
L'Hôtel de Sully, ses spendides façade et son jardin

L'Hôtel de Sully, ses spendides façade et son jardin

L'Hôtel de Sully fut construit en fait en 1624, après la mort d'Henri IV, pour le contrôleur des finances Mesme Gallet.  Maxilmilien de Béthune, premier duc de Sully, ancien ministre des finances et surintendant des bâtiments du roi Henri IV, le racheta en 1634.

Il abrite depuis 1967 le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000 le Centre des monuments nationaux. Cet établissement gère plus de cent monuments, parmi les plus prestigieux et édite des ouvrages consacrés au patrimoine.

 

Les randonneurs rejoignent à 12 H 30 la "Cidrerie du Marais", crêperie réservée entièrement pour notre groupe. Un repas de galettes et crêpes était prévu. Tout est parfait !

 

Après ce repas fort copieux, la moitié des randonneurs regagnent la ville de Houilles.

D'autres marcheurs continuent le circuit l'après-midi.

Le quartier du Marais est traversé en direction du nord. Passage devant le Musée Carnavalet, fermé actuellement pour travaux.

Construit entre 1548 et 1560 il est attribué à Pierre Lescot, comme la Cour carrée du Louvre. Il a été édifié pour Jacques de Ligneris, président du Parlement de Paris.

Situé alors dans une zone de vergers et de cultures appartenant au couvent Saint Catherine-du-Val-des-Ecoliers, l'hôtel était une des rares constructions du quartier au nord de la rue du roi de Sicile. Son plan en forme de quadrilatère « entre cour et jardin » constituait une nouveauté architecturale, et allait être un exemple pour de nombreux autres hôtels.

Les statues qui l'ornent sont des chefs-d'œuvre dus à Jean Goujon et à son atelier.

 

En 1578, il devient la propriété de Françoise de Kernevenoy, veuve d'un gentilhomme breton François, dit Carnavalet.

L’édifice, remanié au XVIIe siècle par François Mansart, avait été habité, de 1677 à 1696, par Madame de Sévigné.

Le plan de la deuxième partie de la journée, de l'Ile Saint-Louis au Marais.

Le plan de la deuxième partie de la journée, de l'Ile Saint-Louis au Marais.

L'objectif de cet après-midi étant de rejoindre la chapelle Saint-Louis, située dans l'enceinte de l'hôpital Saint-Louis, le groupe rejoint le canal Saint-Martin, d'abord couvert par les boulevards Richard Lenoir et Jules Ferry, puis à ciel ouvert, par le quai de Jemmapes.

Une halte est cependant faite en hommage aux victimes du Bataclan que le groupe atteint par le passage Saint-Pierre Amélot et son croisement du boulevard Voltaire.

En mémoire aux victimes du BataclanEn mémoire aux victimes du Bataclan
En mémoire aux victimes du BataclanEn mémoire aux victimes du Bataclan

En mémoire aux victimes du Bataclan

L'attentat terroriste du Bataclan : le 14 novembre 2015, le bilan total des victimes des attentats de cette journée s'établit à 129 morts et 354 blessés hospitalisés dont 90 morts dans l'enceinte du Bataclan.

Un pensée aux victimes de ces attentats et de leurs familles.

L'Hôpital Saint-Louis avec au centre son entrée avenue Richerand, aujourd'hui ferméeL'Hôpital Saint-Louis avec au centre son entrée avenue Richerand, aujourd'hui ferméeL'Hôpital Saint-Louis avec au centre son entrée avenue Richerand, aujourd'hui fermée

L'Hôpital Saint-Louis avec au centre son entrée avenue Richerand, aujourd'hui fermée

L'ancienne entrée de l'hôpital est connue du grand public comme étant l'entrée du commissariat dans la série policière Navarro.

La chapelle Saint-Louis

La chapelle Saint-Louis

L'hôtal Saint-Louis à l'époque. La chapelle est visible sur la partie gauche de la gravure

L'hôtal Saint-Louis à l'époque. La chapelle est visible sur la partie gauche de la gravure

L'Hôpital Saint-Louis :

A la suite des épidémies de peste qui sévirent à Paris dans les premières années du XVIIe siècle, les administrateurs de l'Hôtel-Dieu de Paris souhaitèrent construire une "maison de santé", à la fois proche et en dehors de la ville. Elle devait permettre de doubler la capacité d'accueil de l'Hôtel-Dieu dont l'ensemble des services étaient assurées par les "Religieuses de l'Ordre des Augustins de l'Hôtel-Dieu". 

S'agissant d'une maison de santé, il convenait de prévoir une séparation entre les malades contagieux et les malades ordinaires tout en assurant aux uns et aux autres le soutien matériel et spirituel indispensable à leur état.

Le roi Henri IV, par un édit de 1607, décida que :
- l'Hôtel-Dieu recevrait pendant 15 ans, une certaine somme sur la quantité de sel vendu à Paris, en charge pour lui de bâtir l'hôpital, de le meubler et de l'administrer.
- cette fondation devrait rappeler la mémoire du roi Saint-Louis mort de la peste en 1270.

les malades contagieux disposaient d'oratoires

Le terrain fut choisi au nord de l'enceinte de la ville entre les portes du Temple et Saint-Martin, à l'est de la rue conduisant de Paris à Meaux (aujourd'hui en partie rue de la Grange aux Belles) non loin au nord-est de Montfaucon. Les plans furent établis par l'architecte Claude Vellefaux. Il donna son nom à l'entrée de l'ancien hôpital.

La chapelle Saint-Louis :

Autour d'un quadrilatère central orné de pavillons aux angles, une double enceinte de murailles et de cours clos l'ensemble. Sur l’esplanade occidentale, on trouve la chapelle qui semble tourner le dos au centre. Henri IV, qui en posa la première pierre en juillet 1607, avait en effet souhaité qu’elle fût dévolue aux paroissiens des campagnes environnantes. Préservée de la Révolution, la tribune en pierre porte encore les splendides monogrammes du roi et de Marie de Médicis.

Le circuit de la fin de la randonnée: le long du canal Saint-Martin en passant par l'Hôpital Saint-Louis

Le circuit de la fin de la randonnée: le long du canal Saint-Martin en passant par l'Hôpital Saint-Louis

Le quai de Valmy, puis l'avenue Secretan conclue notre randonnée prolongée l'après-midi.

Les randonneurs "montent",  pour une fois, dans le métro. aérien Jaurès pour regagner Houilles et sa gare.

Merci aux participants de cette balade de 6,7 ou de 11,05 kilomètres, suivant leur choix !

Jean-Pierre.

 

Sources bibiographiques : Un nouveau regard sur le patrimoine parisien "Les balades du patrimoine" Fiche 33 "Henri IV (13 décembre 1553 - 14 mai 1610); Sites Wikipédia des différents édifices parcourus; Atlas de Paris, "évolution d'un paysage urbain". Danielle Chadych et Dominique Leborgne; "Paris à travers les âges", Hoffbauer, texte de Pascal Payen Appenzeller, photographies de Cornelis Van Voorthuizen.

Merci à ces historiens de leurs précieux écrits et documents.

 

Allez, un plus plus d'actualités !

Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée
Quelques images réalisées durant la randonnée

Quelques images réalisées durant la randonnée

Merci à Dominique S., Andrée et à Daniel pour leur participation durant cette balade dans Paris?

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