Douze randonneurs ont vécu pendant une semaine les raquettes aux pieds dans un coin de Savoie, à Bessans, petite station de Haute Maurienne à 1750 mètres d’altitude, en limite du Parc National de la Vanoise : bonne hauteur pour se re-oxygéner dans un espace nature authentique, dans le confort du Centre de Ski de Fond et Randonnées Pédestres de la « Bessannaise ».
Notre programme s’intitulait « Randonnées Raquettes ». Cette option s’est avérée très sportive, avec des marches variées en montagne : trois jours entiers de randonnées en forêt et en altitude, avec dès le lundi un dénivelé de 600 mètres ... pour atteindre le refuge de Vallonbrun (2270 m) puis le mercredi, sous la neige et le froid, nous rendre au Chalet du Pape (au-delà du village de l’Ecot). Le vendredi, dans une ambiance de haute montagne, nous avons grimpé jusqu’au lac du Mont Cenis, Ouf !.. on s’en souviendra !!! Entre-temps, sorties matin et après-midi pour souffler un peu.
Sous l’œil attentif de notre monitrice, Brigitte, nous avons traversé les combes, les vallons, crapahuté dans les mélèzes, avec quelques chutes et roulés-boulés spectaculaires accompagnés des rires moqueurs de la troupe ! Toujours en sa compagnie, nous avons découvert la flore, les différentes variétés de conifères, admiré des panoramas grandioses, et grâce à son oeil averti observé des chamois, des bouquetins, l’aigle royal. Elle a également évoqué la vie locale, les légendes, en particulier celle du diable de Bessans.
Nous avons rencontré sur nos chemins moult chapelles et oratoires et leurs saints que nous avons vénéré, bien sûr ! Du reste, au village de l’Ecot, nous avons prié « Notre Dame des douleurs », laquelle nous a donné sa bénédiction puisque nous avons atteint avec brio nos objectifs.
Seul petit bémol : nous avons regretté que Jean-Claude ait dû déclarer forfait, empêché par un problème de dernière minute, ainsi qu'un voyage aller-retour quelque peu mouvementé : départ de Paris retardé de 40 minutes, puis immobilisation du bus par la neige, sur la route de Modane à Bessans, obligeant le chauffeur à chaîner - pour couronner le tout le TGV du retour nous a laissés à l’arrêt une heure quarante en rase campagne ...
Malgré ces aléas, l’ambiance fut excellente, la table bonne aussi. Nous sommes tous rentrés ravis et requinqués, avec le plein de photos, de belles images et de souvenirs en tête, déjà prêts à rechausser les raquettes pour une prochaine aventure hivernale.
Suzanne (rédactrice) et Philippe (photographe)
