Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Les Randonneurs Ovillois
  • : Blog officiel de l'Association "Les Randonneurs Ovillois"
  • Contact

Contact

Pour contacter l'association, écrivez à :  lesrandonneursovillois@gmail.com
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 16:06

HISTOIRE DES LAVOIRS

Information tirées du site : lavoirs.org

Recensé à aujourd’hui : 19000 lavoirs dans 10273 communes.

Un lavoir est un bassin public pour laver le linge. Le lavoir est alimenté en eau soit par une source ou un cours d'eau, en général couvert où les lavandières lavaient le linge. Certains étaient équipés de cheminées pour produire la cendre nécessaire au blanchiment. En pierres, en briques, ou plus modestement en bois ou en torchis, ils méritent d'être conservés.

La plupart des lavoirs datent du XIXe siècle car on s'est enfin rendu compte que le linge sale pouvait entraîner la diffusion de maladies comme le choléra, la rougeole ou la variole qui faisaient encore des ravages. Il existait des lavoirs privés, que les propriétaires mettaient parfois à la disposition des habitantes, mais peu de lavoirs publics. Par une loi du 3 février 1851, l'Etat décida de prendre à sa charge jusqu'à 30% des frais de construction des lavoirs communaux. Ce fut l'élément déclencheur d'une vague de constructions qui toucha toutes les communes de France.

Mais en dehors des impératifs d'hygiène et de salubrité, le lavoir avait l'avantage de réunir deux fonctions indispensables: l'une pratique, l'autre sociale.

Le lavage du linge autrefois :

     A l'ère de la machine à laver, la plupart des gens pensent que toute la lessive s'effectuait autrefois autour du lavoir. Cette idée n'est vraie qu'en partie seulement. Rappelons donc comment on lavait encore le linge au début du XIXe siècle.
Tout d'abord, cette opération n'était pas fréquente. Les draps et les gros vêtements de travail pouvaient fort bien n'être lavés que deux fois par an lors de la « grande lessive », les autres pièces de linge, au mieux toutes les semaines.
L'essentiel du travail, exclusivement féminin, se déroulait à la maison ou dans la cour de la ferme. Le linge sale était disposé bien à plat dans un grand baquet de bois au fond duquel une bonde que l'on pouvait déboucher permettait à l'eau de s'écouler. Il séjournait d'abord toute une journée dans ce baquet rempli d'eau tiède.
Le jour suivant, après avoir vidé cette première eau, on tendait au-dessus du linge une grosse toile de lin. Sur ce tamis rudimentaire, on étalait une couche de cendres soigneusement réduites en poudre et provenant de bûches de chêne ou de fougères sèches que l'on avait brûlées. Cette cendre riche en carbonate de potassium, était connue depuis l'Antiquité pour son pouvoir nettoyant. On versait ensuite doucement sur cette couche des seaux d'eau chaude mais non bouillante afin de ne pas cuire les taches et on laissait tremper le linge dans cette infusion XXL jusqu'au lendemain.
Ce n'est que le troisième jour que l'on transportait à la rivière ou au lavoir, dans des paniers ou dans une brouette, le contenu du baquet. C'est là que, dans l'eau claire, chaque pièce de linge était rincée, battue, et rincée encore puis essorée et ramenée à la maison pour le séchage sur l'herbe, sur la haie ou à cheval sur une cordelette.

Et le savon, direz-vous ?
C'est simple, jusqu'au milieu du XIXe siècle environ, il n'y avait pas de savon !
Ou plutôt il était trop cher et la majorité de la population ne pouvait pas se l'offrir.

Le secret de la lavandière

Fabrication d'un savon "comme grand-mère"

Ingrédients : Un demi verre d'eau
                    Un verre de suif de bœuf
                    Deux cuillères à soupe de cristaux de soude
Immerger lentement les cristaux de soude à chauffer.
Faire ramollir le suif.
Mélanger et battre jusqu'à obtenir une crème homogène.
Verser dans un récipient et couvrir d'un carton.
Démouler après une journée puis laisser durcir deux à trois semaines.

     Inventée en 1856, la lessiveuse métallique remplaça peu à peu le baquet de bois, et, le prix du savon devenant abordable, les lessives furent plus fréquentes. On aménagea alors les lavoirs publics afin qu'ils ne servent pas seulement au seul rinçage. Le fond du bassin fut dallé, les côtés furent parfois dotés de banquettes pour y déposer le linge, le sol du pourtour cimenté afin que les lavandières puissent poser sur un terrain plat et sec, et non plus dans la boue, la caisse à laver dans laquelle elles étaient agenouillées pour savonner et battre le linge. En ville, il arrivait même que le lavoir reçoive une toiture pour protéger les occupantes des intempéries.

Le journal parlé du quartier

     Le rôle social du lavoir était primordial. C'est là que les copines se retrouvaient, chacune ayant sa place bien précise, sous l'autorité de la doyenne. On riait, on papotait, et il est évident que les commérages allaient bon train2. Mais pas plus qu'aujourd'hui sans doute, car la nature humaine est restée la même et il ne faut pas oublier que ce sont en général les hommes qui ont répandu cette idée. Les femmes qui ne pouvaient pas faire garder leurs enfants en bas âge les amenaient au lavoir. Toute présence d'un adulte masculin était interdite et en cas d'infraction l'homme était parfois assailli et jeté à l'eau sans ménagement sous les risées et les moqueries de tout le groupe. Dès lors on comprend combien il était important que la corvée de lessive soit ainsi rendue plus supportable grâce à une ambiance enjouée aussi agréable que possible.
     C'est ce rôle social qui donne au lavoir toute son importance. Il est d'ailleurs probable que les premières prises de conscience des injustices engendrées par la difficile condition féminine de l'époque s'y soient développées.

Si cet élément de notre patrimoine n'est plus aujourd'hui qu'un bassin où apparaissent parfois les yeux globuleux d'une grenouille figée entre les lentilles d'eau, il faut imaginer qu'il fut autrefois un lieu de rencontre animé et bruyant, presque festif, où se retrouvaient régulièrement les habitantes. Le lavoir représente tout un pan de notre mémoire populaire. C'est à ce titre qu'il doit être respecté, entretenu et sauvegardé.

 

Randonnée du 4 octobre 2020

 

Les huit lavoirs de Guerville

 

28 randonneurs s’étaient donné rendez-vous pour cette balade. Ce sont 28 randonneurs qui ont été gâtés par le temps, douteux au départ, mais où le soleil a même fait son apparition et que la pluie a épargnés. La carte jointe repère les différents points visités et, ici, un bref aperçu de l’histoire de ces lavoirs.

Un site très bien fait « lavoirs.org » présente au travers d’une carte de France les19000 lavoirs recensés sur un peu plus de 10000 communes.

 

1-Le lavoir de Guitelle (Guerville)

Alimenté par la source de la Guitelle qui arrose maints jardins et rejoint ensuite le rû de Senneville par un assez long trajet.

2-Chapelle de St Germain de Serqueval

3-Le lavoir de la Plagne (La Plagne)

Alimenté par la source du même nom.

4-Le lavoir de Fresnel (Fresnel)

Alimenté par une source qui fertilise la vallée. Dans le passé , elle a servi aux rouissoirs à lin et à chanvre.

Rouissage : Isoler les fibres utilisables des plantes textiles en détruisant la matière gommo-résineuse qui les soude, par une macération dans l'eau. Opération propre au lin et au chanvre.

5-Le lavoir des Roches (Senneville)

Alimenté par la source éponyme, caractérisée par un important débit. Elle fut acquise par Mantes-la-Ville en 1889.

6-Le lavoir de la Ballanderie (Senneville)

Mr Balande, habitant de Senneville, a donné son nom à ce lavoir.

7-Le lavoir  Saint Jean (Senneville)

Alimenté par les sources St Jean, il alimente l’étang. La source est  historiquement connue pour ses propriétés curatives, son culte et ses messes célébrées. Elle faisait tourner, à partir de cet étang, les aubes de trois moulins situés rue de Moulins.

Ces belles sources sont renommées depuis un temps immémorial pour les propriétés qu’elles possèdent de guérir et d’arrêter l’évolution de certaines maladies chez les gens et les animaux.

*Dans ce village, il y avait deux confréries: celle de la Vierge, et celle de Saint Jean. Cette dernière avait la plus grande analogie avec la confrérie de Saint-Martin de Guerville, car elle était également liée au culte d’une fontaine sacrée.

La source Saint-Jean, située à quelques pas de la chapelle de Senneville, était réputée pour ses propriétés bénéfiques. Après la messe du matin, le jour de Saint-Jean (24 juin), les membres de la confrérie devaient aider les personnes malades (enfants ou adultes), à se baigner dans le bassin que l’on voit encore.

 

8-Le lavoir des Fillancourts (Senneville)

 

9-Le lavoir Saint Martin (Guerville)

 

Alimenté par la source St Martin, située à flanc de coteau, elle alimente maisons et lavoir. Dans le passé ,elle était, dit-on réputée pour calmer les convulsions des enfants.

Le village de Guerville

*Quatre de ces associations manifestaient leur activité à la fin du XIXe siècle: les confréries de Sainte Julienne, de Saint Martin, de Sainte Catherine, et celle de Saint Vincent.

*Confrérie de Saint Martin 

.Si les « charités » se rencontrent dans de nombreux  bourgs et villages, la confrérie de Saint Martin, était spéciale à la commune de Guerville et était étroitement liée au culte des anciennes fontaines sacrées.

Cette source appelée Saint Martin tenait une place importante dans la médecine populaire régionale, elle était fort réputée pour le traitement des enfants atteints de convulsions.

La confrérie se composait se trois membres nommées pour trois années. Leur mission consistait à baigner les enfants malades dans la source, ou tout au moins à assister les parents au cours de cette intervention.

La fête de cette association était fixée au 11 novembre et, la veille au soir un grand feu de joie était allumé sur la place de l’église, un feu que le clergé venait bénir en procession.

 « Charités » : actes faits par amour du prochain

*Tiré du net  Quelques anciennes coutumes de Guerville.

Par Charles Pinçon, maire

Férid

Les images de Marc : https://drive.google.com/drive/folders/1V00X1fguTUVfrWWtHH13l6_qLdPpxZrP?usp=sharing

 
 
 

 

 

Vu durant la randonnée : street art à Guerville, une œuvre de STOM500

En savoir un peu plus sur l'artiste STOM500 : http://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2020/10/stom500-un-artiste-du-street-art-a-guerville.html

 

Le circuit de Férid sous OpenRunner et ses caractéristiques
Le circuit de Férid sous OpenRunner et ses caractéristiques
Le circuit de Férid sous OpenRunner et ses caractéristiques

Le circuit de Férid sous OpenRunner et ses caractéristiques

Retrouvez le circuit de Férid sous OpenRunner : https://www.openrunner.com/r/12136252

Traces gpx du circuit : 2020-10-04-Les lavoirs de Guerville.gpx

Partager cet article
Repost0

commentaires